Alex
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Table des Matières
Lors de la création d'une entreprise, le choix de sa forme juridique a un impact direct sur son fonctionnement, ses obligations fiscales, ses risques juridiques et ses perspectives de croissance. En pratique, la plupart des PME hésitent entre les deux options les plus courantes : l'entreprise individuelle et la société.
Les deux modèles sont légaux et reconnus par le droit vietnamien, mais ils diffèrent profondément dans leur nature, et pas seulement en termes de « taille ». Bien comprendre ces différences aidera les chefs d’entreprise à choisir le modèle le plus adapté dès le départ, évitant ainsi des transitions précipitées ou des conséquences juridiques coûteuses.
Une entreprise familiale est une forme d'entreprise créée par une personne ou les membres d'un même foyer, responsables de son fonctionnement avec tous leurs biens. Si plusieurs personnes y participent, l'une d'entre elles doit être désignée comme chef de famille.
En résumé, une entreprise familiale est un modèle d'entreprise étroitement lié à une personne, sans distinction entre les biens de l'entreprise et les biens personnels du propriétaire. C'est pourquoi ce modèle est souvent privilégié pour la création d'une petite entreprise.

L'entreprise individuelle est un modèle d'entreprise étroitement lié à une personne physique.
Une entreprise est une organisation économique dotée de la personnalité juridique, d'une dénomination sociale, d'actifs, d'un siège social et constituée conformément à la loi dans le but d'exercer une activité commerciale.
Les entreprises existent indépendamment des personnes qui y apportent des capitaux. Selon leur nature, les propriétaires ou associés ne sont responsables qu'à concurrence de leur apport en capital, sauf dans certains cas particuliers comme les sociétés de personnes.
Le principe fondamental de cette entreprise repose sur la séparation juridique des activités personnelles et professionnelles.

Selon le type d'entreprise, le propriétaire ou le membre n'est responsable qu'à concurrence de son apport en capital.
Pour faciliter la compréhension, le tableau ci-dessous résume les différences les plus importantes, en mettant l'accent sur celles qui affectent directement les chefs d'entreprise dans la pratique.
| Critères de comparaison | affaires domestiques | Entreprises |
|---|---|---|
| La personne nommée | Une personne, ou un groupe de personnes au sein d'un même foyer. | Des particuliers ou des organisations, éventuellement composées de plusieurs membres, apportent des capitaux. |
| Statut juridique | Aucune entité juridique indépendante n'est créée. | En tant qu'entité juridique (à l'exclusion des entreprises privées) |
| Champ d'application des opérations | Généralement associé à un emplacement commercial spécifique. | Elle peut être étendue de manière flexible grâce à des succursales, des bureaux et des sites commerciaux. |
| Responsabilité financière | Le propriétaire supporte le risque avec tous ses biens personnels. | La responsabilité est limitée au montant du capital apporté. |
| Comptabilité et facturation | Comptabilité simple, appliquant généralement un taux forfaitaire ou un impôt direct. | La mise en œuvre intégrale des normes comptables, des factures électroniques et des rapports financiers est requise. |
| obligations fiscales | Taxe de licence commerciale, TVA, impôt sur le revenu des personnes physiques (selon le type d'activité) | Taxe sur les licences commerciales, TVA, impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu des personnes physiques, déclarations périodiques |
| capacité de levée de capitaux | Des limitations, principalement de la part de particuliers ou de ménages. | Il est facile de lever des capitaux, par le biais de levées de fonds, d'émissions d'actions ou d'emprunts auprès d'établissements de crédit. |
| Procédures de constitution et de dissolution | Simple | Plus complexe encore, cela nécessite des déclarations et un règlement fiscal lors de la dissolution. |
Si l'on regarde le tableau, la plus grande différence ne réside pas dans le fait de « payer plus ou moins d'impôts », mais plutôt dans la responsabilité juridique et l'adaptabilité.
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L'entreprise individuelle convient aux phases initiales, lorsque l'activité est modeste, les risques faibles et que les entrepreneurs souhaitent simplifier les procédures. Ce modèle est souvent privilégié lorsqu'il n'est pas nécessaire de lever des capitaux, de se développer ou de créer une marque juridique.
Cependant, cette même responsabilité, qui expose de nombreuses personnes à des risques lorsque les revenus augmentent rapidement, constitue également un facteur majeur, notamment dans les secteurs de la vente en ligne, du commerce électronique ou des services où surviennent des plaintes et des litiges.
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Un modèle d'affaires est une option pertinente pour les entrepreneurs ayant une vision à long terme, souhaitant développer leur activité, bâtir une marque et minimiser leurs risques juridiques personnels. Il est également indispensable pour les entreprises opérant dans des secteurs soumis à une réglementation stricte, collaborant avec de grands partenaires ou participant à des circuits de distribution formels.
En réalité, de nombreuses entreprises débutent sous forme d'entreprises individuelles, mais se transforment en sociétés lorsqu'elles atteignent un certain seuil en termes de chiffre d'affaires, de personnel ou de niveau de risque.
En réalité, beaucoup de personnes débutent en tant qu'entrepreneurs individuels pour tester le marché, puis transforment leur activité en société lorsque leurs revenus et les risques augmentent. C'est une démarche parfaitement logique si la comptabilité, la facturation et les données commerciales sont préparées à l'avance.
Choisir le bon modèle dès le départ permet non seulement de réaliser des économies, mais aussi d'éviter des complications juridiques difficiles par la suite, d'autant plus que les autorités fiscales s'appuient de plus en plus sur les données et les flux de trésorerie pour la gestion.
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Il n'existe pas de modèle « parfait » applicable à toutes les situations. Les entreprises familiales et les entreprises sont conçues pour répondre à différentes étapes et objectifs du processus commercial.
Choisir le bon modèle dès le départ permet aux chefs d'entreprise d'optimiser leurs coûts, de gérer efficacement leur activité et de minimiser les risques juridiques. À l'inverse, un mauvais choix de modèle peut engendrer des coûts d'ajustement et des risques ultérieurs bien supérieurs aux coûts initiaux.
Par conséquent, avant de s'enregistrer, les chefs d'entreprise doivent évaluer soigneusement leur taille, leur orientation de développement, leurs capacités de gestion et leur niveau de tolérance au risque, puis choisir le modèle le plus adapté à leurs besoins.








